Ce local attenant aufoyer , nous servait de chambre et de bureau. Un jour il reçoit une lettre de sa petite amie l'informant son projet de venir le rejoindre à Alger. Pendant plusieurs semaine je l'ai aidé à organiser la venue de sa copine . C'est moi qui l'ai aidé à trouver une chambre d'hôtel à Alger et c'est surtout grâce à notre notre chef qu'il à pu bénéficier d'une permission exceptionnelle de plusieurs jours.
Pourquoi je raconte ça, et bien parce que j'y pense tout d'un coup , et dans cette période , il était très difficile d'avoir une permission de ce type. Mais grâce à la gentillesse du chef et la compréhension du Commandant celle-ci lui a été accordé. En plus, mon copain allait retrouver sa petite amie et j'étais content pour lui. Et puis il y a eu toute la solidarité de tous les copains pour pourvoir au remplacement de notre camarade.
C'est aussi dans ce bureau qu'un matin, en prenant mon service, j'ai confié à mon collègue Yves que j'avais un problème de vision à l'oeil droit. C'est lui qui à informé l'infirmerie et le médecin de la caserne de mon problème. L'après-midi j'étais hospitalisé à l'hopital militaire MAILLOT à Alger, s'était le 19 Octobre 1960. Je ne rejoindrai et ne reverrai plus jamais mes copains puisque suite à cet accident circulatoire aux yeux, une perte de la vision de 90% et aprés plusieurs mois d'hospitalisation, je serai libéré de mes obligations légales d'activité le 21 Avril 1961.
Je voudrai en profiter pour rendre un hommage particulier à tous ces médecins, ces chirurgiens, ces PEFAT (Personnel féminin de l'armée de terre) qui par leurs compétences et leurs dévouements ont participé à soulager et sauver de jeunes soldats , des jeunes meurtries dans leur chairs. Je peux en témoigner, car pendant la période de mon hospitalisation entre Octobre et Décembre 1960 de grosses opérations étaient en cours dans les djebels et les conséquences étaient terribles. Nombreux blessés et beaucoup de tués en particulier des légionnaires et leur lieutenant le fils du Comte de Paris. La gravité de ces événements, pouvaient être quantifié par le nombre de rotations des hélicoptères qui se posaient sur la stade Marcel Cerdan la nuit et le jour.
J'ai le souvenir d'avoir assisté à la cérémonie religieuse dans la magnifique chapelle de l'hopital Maillot en hommage à tous ces soldat mort au champ d'honneur et du fils du comte de Paris tué en opération,
Mais bon dieu que d'innocents sont morts des 2 cotés et pour rien. cela est ma conviction profonde et personnel./g]




